Sur le GR 5


  • Lundi 7 juillet
Départ de Modane vers 8h sous un ciel très couvert. il ne pleut pas encore mais je ne crois pas échapper à la pluie. Effectivement, après 15 minutes de marche, je me retrouve sous une bonne avers, la rando commence bien !!! La journée est longue aujourd'hui et j'espère ne pas tout faire sous la pluie. Si ça ne s'arrête pas, tant pis, je m'arrêterai à Val Fréjus.La montée se fait la plupart du temps sur une piste forestière et la pluie ne gène pas trop pour marcher. L'averse cesse quand j'arrive à Val Fréjus, j'aperçois même un peu de ciel bleu et quelques rayons de soleil. Plus question de s'arrêter. Une petite pause le temps d'enlever mon poncho (je suis très optimiste) et de boire un coup. Il est 9h15 et nous sommes à 1566 m d'altitude. Le plus dur est encore devant moi !
Je repars sur la route, passe devant le gîte des tavernes et m'engage sur une large piste que le GR va suivre presque jusqu'au col. Heureusement car si sur le début du chemin les balisages abondaient, ici ils se font un peu plus pauvres, surtout passé le "lavoir". D'ailleurs la pluie recommence à tomber et le brouillard se fait de plus en plus épais. Mon seul espoir est de le traverser et de trouver un peu de ciel bleu au-dessus.
Au niveau de la prise d'eau de la Loza, le GR quitte la piste pour la retrouver quelques lacets plus haut. Il faut alors poursuivre cette piste jusqu'à une bifurcation en patte d'oie (vers la cote 2270) et prendre la piste de droite qui conduit aux chalets de la Replanette à travers un magnifique replat de verdure. A partir des chalets le balisage réapparaît et mène au col de la Vallée Etroite. La vue aurait pu être belle mais les nuages et le brouillard obstruent le ciel. Le mont Thabor se trouve sur ma droite mais ce n'est pas aujourd'hui que je le verrai. Le col marque la frontière entre le département de la Savoie et celui des Hautes-Alpes. Et le temps paraît bien meilleur devant moi.

Col de la Vallée Etroite

















Il est 12h20 à 2434 m d'altitude, il est grand temps de manger. Je m'arrête sous le col pour un rapide pique-nique le temps me paraissant plus qu'incertain. Ce fut une erreur : plus la journée avançait, plus le ciel se dégageait.


La descente se fait par un bon sentier parfois occupé par les vaches dans les alpages dans des alpages verdoyants et fleuris. On arrive ainsi sans encombres à un hameau avec deux refuges (rien que ça!!!). J'arrive au refuge Tre Alpini à 14h30 (1772 m d'altitude), je vais pouvoir faire sécher mes chaussures.
Le refuge est très accueillant, avec une jolie terrasse, des douches chaudes avec jetons, dans un cadre magnifique. La météo prévoit grand beau pour le reste de la semaine, OUF, je vais pouvoir ranger le poncho dans le fond du sac.

Le soir je partage mon dîner avec Giuliano, un suisse très sympathique qui deviendra mon compagnon de GR jusqu'à Saint-Etienne de Tinée.

Bilan de la journée :
    +1518 m
    -791 m
    6h30 de marche, pauses comprises.


  • Mardi 8 juillet
Aujourd'hui courte rando sous un ciel limpide. Départ à 8h20 du refuge en direction du col des Thures. Le sentier monte tranquillement en lacets à l'ombre des mélèzes. On arrive ainsi au col (2200 m. d'altitude) et à un joli lac : le lac Chavillon au milieu d'une prairie toute fleurie. On aperçoit le Thabor enneigé, le Grand Séru et les pointes Melchior, Balthazar et Gaspard.




Le Thabor et le Grand Seru



























Les pointes Gaspard, Balthazar et Melchior













Lac Chavillon
















Le sentier continue en légère descente à travers les alpages. je prends mon temps et photographie quelques fleurs que j'identifierai plus tard. Au niveau des chalets des Thures un choix s'offre à moi: le GR5 qui descend directement vers Névache puis remonte la vallée vers Plampinet (mon point de chute) ou bien le GR57 qui remonte un peu puis descend directement sur le village. J'opte pour la deuxième option, qui s'avère être un bon choix.
Le chemin continue en légère montée en restant à flanc puis, après quelques lacets, j'arrive sur une croupe herbeuse. Je redescends alors en sous-bois sur un sentier agréable et tapissé d'aiguilles de pins. Après la bifurcation avec le GR5B le sentier longe un joli alpage ombragé. C'est très tentant et même s'il n'est pas encore l'heure de pique-niquer je décide de me reposer là en attendant l'heure du repas.

Je repars après une heure de pause. Le sentier est toujours aussi agréable. j'arrive à une route que je traverse. La descente continue en sous-bois avec quelques passages plutôt raides jusqu'à la nationale. Il faut alors suivre la route sur 100m puis le sentier suit la Clarée, tantôt au bord de la rivière tantôt en surplomb jusqu'à Plampinet. Il est 13h10.










Plampinet



















L'accueil est plutôt froid par rapport à celui d'hier mais le cadre est superbe. Une douche, un peu de lessive et un peu de tourisme : je suis arrivée juste à temps pour assister à la visite de deux églises du XVIème siècle dont les fresques ont été conservées. Je retrouve Guliano arrivé peu de temps après moi. Le repas se passe dans une ambiance chaleureuse animé par un groupe de Vosgiens très sympathiques.

Bilan de la journée :
    +602 m
    -873 m
    4h de marche


  • Mercredi 9 juillet
Départ de Plampinet à 8h10 pour une assez longue étape aujourd'hui avec deux cols au programme. Je commence à monter sur une large piste caillouteuse en lacets qui suit ensuite à flanc en le surplombant le torrent des Acles. Le sol se fait alors plus agréable. Le chemin traverse une forêt de pin tout en longeant le torrent pour arriver aux chalets des Acles. Je traverse le torrent et j'emprunte la piste qui monte franchement. Le GR suit cette piste jusqu'à la cote 2100 environ, contrairement à ce qui est indiqué dans le topo. Puis le sentier se rétrécit et continue à remonter le vallon de l'Opon. Un peu après on sort de la forêt et on débouche sur des alpages verdoyants. A l'horizon, le col de Dormillouse me nargue. Je traverse alors la prairie en légère montée. Les derniers lacets sont assez raides et j'arrive au col à 11h15 (2448 m).








Col de Dormillouse























Col de la Lauze











Le col de la Lauze (2525 m) semble tout prêt et je continue alors dans sa direction. Je pique-nique au col devant un magnifique panorama qu'un randonneur bien renseigné me décrit. j'ai sous mes yeux entre autres, le Pelvoux, le dôme des Ecrins, les Agneaux et la Grande Ruine. Du côté qui redescend sur Montgenèvre se dresse le Chaberton et le pic de Rochebrune.

Le Pelvoux et la barre des Ecrins

Le grand pic de Rochebrune

Après une petite heure de pause, je repars en direction de Montgenèvre. La descente est plutôt tranquille dans les alpages ou sur les pistes de ski. La traversée de Montgenèvre est moins désagréable que ce que j'imaginais. J'aurais voulu y faire quelques courses mais le sherpa étant fermé, je continue vers Briançon, d'abord sur la nationale puis sur un petit chemin au bord de la Durance qui se transforme bien vite en piste forestière. La descente est interminable et plus longue que prévue. Les pistes forestières se suivent et se ressemblent. Le topo ne correspond pas au terrain et le manque de balisages m'a parfois fait douter de mon itinéraire. J'arrive enfin à 16h20 au hameau de l'Envers du Fontenil.

J'avais réservé au gîte "Le Petit Phoque". Quand j'y arrive, la porte est ouverte mais il n'y a personne. J'attends donc à l'extérieur. Giuliano arrive peu après, puis un groupe de campeurs qui aimerait s'offrir une nuit en gîte. Le gérant n'arrive toujours pas mais les voisins nous rassurent et nous disent d'aller s'installer, il a dû partir en rando, profiter un peu de cette belle journée. Il ne fallait pas en dire davantage, on envahit le gîte et les douches. Walter, le gérant, arrive vers 19h. Très accueillant il nous prépare un super repas avec génépi offert et nous donne quelques indications judicieuses pour le lendemain. Merci encore à Walter pour cette soirée chaleureuse. S'il y a bien un gîte où s'arrêter sur le GR5, pas de doute, c'est ici !!!


Bilan de la journée :
    +1192 m
    -1375 m
    8h de m
arche, pauses comprises.


  • Jeudi 10 juillet
Après un bon petit-déjeuner, me voilà repartie vers 8h. En suivant les conseils de Walter, j'ai pris la départementale qui mène à Briançon. après une quinzaine de minutes j'arrive sur un immense parking. A droite, l'épicerie Vauban ouverte 7j/7 à partir de 8h. J'y achète de quoi manger pour quelques jours. Une fois les courses faites, je visite rapidement Briançon, dans des ruelles sans touristes.







Rue de la petite Gargouille


















Je sors par la porte d'Embrun et suis le GR. Celui-ci traverse le joli parc de la Shappe. A la sortie du parc, plutôt que de continuer sur le GR qui fait une grande boucle inutile, je prends la route qui mène à Saint-Pancrace. Une fois au village, je suis les indications "les Ayes" et je retrouve le GR au niveau de Soubeyran.

Le GR monte alors sur une route goudronnée, puis sur une piste qu'on laisse un peu plus loin pour monter à l'ombre des mélèzes. Cette partie du chemin est agréable mais vers la cote 1500 m on retrouve une piste qu'il faut suivre pendant près de 3 km de plat puis une route goudronnée qui mène après 1,5 km aux chalets des Ayes. Cette portion de route est fatigante et sans grand intérêt.

Les Ayes est un charmant petit hameau à 1725 m d'altitude avec une buvette et une fontaine. On prend alors un joli sentier qui monte sous les mélèzes et serpente parmi les rhododendrons en longeant le torrent des Ayes. Profitant d'une table de pique-nique je reprends quelques forces pour la dernière ascension.









Chalets de Ayes







Après une bonne demi-heure de pause, je repars. Le sentier rejoint une piste qui mène aux chalets de Vers le Col (2186 m). Le col est devant moi, 300 m plus haut. un sentier empierré y conduit. Je fais fuir un troupeau de moutons et arrive enfin au col des Ayes à 2477 m d'altitude. Le vent souffle. Côté Queyras il y a encore un beau névé. On aperçoit le Viso à l'horizon.










Le Mont Viso vu du col des Ayes










Je ne m'attarde pas à cause du vent et je commence à descendre sur un bon sentier qui serpente dans une prairie. J'arrive ainsi sur une route empierrée. Ici, il y a deux possibilités : suivre la route sur la gauche jusqu'à une retenue d'eau ou bien suivre la route sur la gauche vers les chalets de Clapeyto (chemin décrit dans le topo mais sans balisage). Je choisis la deuxième option. Juste avant un virage de la route sur la droite il faut descendre à gauche vers un petit pont en bois. On traverse le torrent et on suit un sentier bien marqué mais qui disparaît très vite. Il faut alors monter vers les éboulis et rattraper une marque de sentier un peu plus bas sur la gauche qui redescend (cairns dans la descente), passe devant le départ d'une via ferrata et arrive à la retenue d'eau. On la contourne par la droite et on rejoint la piste qui mène à Brunissard.










Chalets de l'Eychaillon











Avant de repartir sur la piste caillouteuse je rafraîchis mes pieds dans le torrent puis je reprends la descente. J'arrive plus bas sur une route goudronnée qui conduit à Brunissard. Je m'arrête au gîte des "Bons enfants). Il est 16h.



Bilan de la journée :
    +1423 m
    -900 m
    8h de m
arche, pauses comprises.


  • Vendredi 11 juillet
La météo a prévu des orages, je décide donc de partir plus tôt que d'habitude. A 7h30 il y a déjà quelques nuages dans le ciel.
De Brunissard je suis la route jusqu'à la Chalp puis, plutôt que de continuer sur le GR, je prends une route forestière sur la gauche qui mène aussi au lac de Roue. Quoique sur du goudron, la montée à l'ombre est assez agréable et j'arrive au lac au bout d'une heure.

























Sans tarder je descends vers Château-Queyras. Le sentier est d'abord en pente douce puis devient de plus en plus raide. Il débouche sur la D947 qu'il faut prendre sur la gauche pour arriver à Château-Queyras.
























On poursuit sur la route jusque devant un tabac. A cette intersection il faut prendre la rue de droite qui descend vers l'office du tourisme. On arrive alors sur un grand parking au bout duquel un pont de bois permet de franchir le Guil.
Je prends alors un sentier sur ma gauche qui monte assez sèchement au début. Le temps à l'air de se maintenir et devant moi le ciel est bleu mais je marche assez rapidement pour arriver le plus vite possible au col. Après avoir couper deux fois une route goudronnée, le sentier s'élève beaucoup plus doucement et serpente dans les alpages parsemés de pins dont l'ombre est plus qu'agréable. Je dépasse deux Hollandais, qui m'expliqueront plus tard qu'ils font le GR5 en entier, morceau par morceau. Je passe devant une bergerie, puis pus loin je franchis un torrent pour arriver peu de temps après à la Fontaine Rouge (2125 m) où l'on croise le GR58 (tour du Queyras).
Le sentier sort alors de la forêt et continue dans les alpages. Après une série de lacets j'arrive à une fontaine (qui est la bienvenue). Peu après le sentier arrive sur une crête. Le col de Fromage n'est qu'à 20 m plus haut mais à 2 km de distance. On voit d'ailleurs très bien le sentier qui y mène. Il reste à flanc de montagne jusqu'au col. Le ciel reste très nuageux mais rien ne menace. J'arrive au col Fromage à 12h40 (2301 m), juste à l'heure du pique-nique. Giuliano me rejoint peu après et nous repartons ensemble vers Ceillac après une bonne heure de pause.

le col Fromage


La descente se fait d'abord sur un bon chemin en lacets jusqu'à Villard. Le sentier suit ensuite une route empierrée qu'il quitte 1 km plus loin pour descendre directement à Ceillac.

Après une bonne douche au gîte des Baladins je fais quelques courses pour les jours suivants, un petit tour à l'office du tourisme pour la météo (temps très maussade pour demain) et enfin une bonne glace (je recommande le glacier "Le Sorbier" : glaces artisanales délicieuses et portions copieuses). J'ai également fait l'acquisition de bâtons de rando suite aux réclamations de mon dos et mes genoux. La suite me prouvera que j'ai bien fait.


Bilan de la journée :
    +1292 m
    -1408 m
    7h de m
arche, pauses comprises.


  • Dimanche 13 juillet
Après un faux départ sous l'orage hier et une journée de repos forcé passée à Ceillac, Giuliano et moi avons décidé de nous avancer un peu sur le GR et nous avons été au refuge de la Cime du Mélezet, à 1800 m d'altitude et à 1h de marche de Ceillac par la route. Cette très courte promenade nous a permis de voir la fameuse cascade de la Pisse et de dormir au refuge du Mélezet, un petit refuge très sympa.

Ce matin, départ à 8h30. Pour rejoindre le GR il faut traverser le torrent puis remonter à droite par une piste assez raide sous les télésièges. Le brouillard est assez épais, et par précaution j'ai mis le poncho à portée de main. Vers la cote 2100n il faut prendre la piste de droite qui passe sous une passerelle. En restant sur la droite de cette piste on voit un sentier qui commence et qu'il faut emprunter. Un peu plus loin, un panneau indique le lac Miroir. Nous y arrivons vers 9h30 (2210 m). Le site doit être magnifique malheureusement le brouillard nous empêche d'en profiter : on pourrait presque passer à côté du lac sans le voir.
On reprend le GR et on le suit en direction du lac Sainte-Anne, toujours dans le brouillard. Nous sortons bientôt de la forêt. Le sentier longe un téléski, franchit un petit col et arrive au lac (2412 m) au bord duquel a été bâtie la chapelle Sainte-Anne, lieu de pèlerinage. Le soleil daigne enfin montrer le bout de son nez, le brouillard commence à se déchirer.























Le sentier monte ensuite en direction du col Girardin. La végétation devient de plus en plus tard et l'ascension finale se fait en lacets dans du schiste. J'arrive au col vers 11h10 (2706 m). Le vent souffle et il n'y fait pas bien chaud. Les nuages cachent l'Aiguille de Chambeyron, tant pis.








Col Girardin









La descente se fait dans les alpages, parmi les moutons. Je quitte le GR pour suivre la direction de Maljasset (il n'y avait plus de place à Fouillouse). La pente devient de plus en plus raide, on descend dans des éboulis schisteux, je ne regrette vraiment pas mes bâtons !!!
J'arrive au refuge à 12h30 (1910 m) et je profite de la terrasse ensoleillée pour pique-niquer.

L'après-midi, nous faisons une petite promenade jusqu'au Plan de Parouart, en remontant la vallée de l'Ubaye, un endroit magnifique qui vaut vraiment le détour.


Bilan de la journée :
    +952 m
    -846 m
    4h de m
arche.


  • Lundi 14 juillet
Départ à 7h40 du refuge. Le ciel et bien nuageux et  il souffle un vent glacial. En piste pour 9 km de route (heureusement peu fréquentée).
Au bout de 8 km, nous quittons la route principale qui mène à Saint-Paul sur Ubaye pour emprunter le pont du Châtelet (1625 m).

On remonte alors sur la route puis, à la cote 1676 on quitte le goudron pour un sentier qui monte dans les bois. D'abord raide puis à plat à flanc de montagne le chemin mène à Fouillouse, un charmant petit village à 1900 m d'altitude. Il est 10h30, l'ascension du col du Vallonnet peut commencer. Le ciel est gris et laisse présager la pluie. Le vent est toujours aussi glacial. On suit d'abord une large piste qui monte doucement puis devient un petit sentier dans les alpages. La montée est tranquille, seuls les 200 derniers mètres sont assez raides. On arrive au col vers midi (2525 m).









Col du Vallonnet












Le sentier continue en légère descente à travers une prairie bosselée et parsemée de blocs de calcaire blanc, un endroit idéal pour pique-niquer.


Après 3/4 d'heure de pause, les mains gelées par le vent, nous repartons vers le col de Mallemort. Le sentier rejoint une piste qui remonte vers les baraquements de Viraysse. En quelques lacets on arrive au col (2557 m).










Baraquements, Tête de Viraysse et col de Mallemort









Il ne reste plus qu'à descendre, Larche est juste sous nos pieds. Le sentier descend tantôt en lacets, tantôt droit dans la pente. J'arrive à Larche à 15h30 (1670 m), les pieds et les genoux en compote. Heureusement l'atmosphère du gîte, l'accueil chaleureux et le bon repas font oublier la fatigue. A table, nous rencontrons un couple  très sympa, Marc et Marie, qui sont sur le GR depuis Briançon et que je retrouverai jusqu'à Saint-Etienne, la caravane s'agrandit !!!

Bilan de la journée :
    +1227 m
    -1439 m
    8h de m
arche, pauses comprises.


  • Mardi 15 juillet
Après une très bonne nuit dans ce gîte 5 étoiles, nous voilà repartis. Il est 7h50, le ciel est limpide et il fait assez froid. d'ailleurs les prés sont recouverts de gelée blanche.
Le GR suit une route goudronnée qui longe l'Ubayette puis la limite du parc du Mercantour pendant 5 km. On arrive alors sur un parking, aux portes du parc et à l'entrée du vallon du Lauzanier. Il est 9h et nous sommes à 1901 m d'altitude.
Le chemin emprunte d'abord une large piste qui suit le fond du vallon. Le paysage est magnifique : prairies parsemées de mélèzes et crêtes de granite sombre. La piste se rétrécit puis monte en lacets pour franchir un premier verrou glaciaire. On arrive alors au lac du Lauzanier (2284 m). Le site est superbe, enchanteur, malgré l'arrivée d'une colonie d'une trentaine de petits italiens qui parlent fort et trop.

Le sentier continue et franchit un second verrou pour arriver au lac de Derrière la Croix. Le paysage devient de plus en plus minéral et austère. La végétation se fat rare. le sentier serpente alors dans des pierriers pour une dernière ascension. On arrive au Pas de la Cavale à 11h30 (2671 m). La vue y est magnifique. Devant moi un vallon de prairies verdoyantes par lesquelles on va descendre, au loin le Ténibre et le Mont Mounier. L'endroit est idéal pour pique-niquer.

Après une heure de pause, la descente peut commencer. Les premiers lacets, dans les éboulis, sont assez raides. puis on rejoint la prairie et le sentier devient agréable.
On arrive à une bifurcation. On prend alors la direction du col des Fourches. Le sentier traverse un torrent, passe près d'une cabane, franchit un second torrent et remonte dans les alpages vers le col (2261 m). Au col des casemates témoignent que la frontière italienne n'est pas très loin. Quelques panneaux expliquent la géologie des lieux.
On redescend ensuite vers Bousiéyas, dans les alpages. On traverse plusieurs fois la route de la Bonnette. Arrivée au gîte à 14h50 (1896 m) avec l'envie d'une bonne douche. Malheureusement la douche chaude est froide et les mouches pullulent. Mais un bon repas bien arrosé en compagnie de Giuliano, Marc et Marie font oublier ces petits désagréments. Cette journée a vraiment été l'une des plus belles de cette rando.

Bilan de la journée :
    +1263 m
    -1066 m
    7h de m
arche, pauses comprises.


  • Mercredi 16 juillet
Départ 7h50 du gîte sous un ciel sans nuages. On suit la route puis, juste après le lacet on prend une piste qui monte tranquillement . La piste devient un bon sentier qui mène à travers les alpages au col de la Colombière (2237 m).                         Le Pas de la Cavale vu depuis le col de la Colombière

Le sentier descend en lacets puis reste à flanc et traverse le vallon vers l'est. On continue ensuite à descendre dans les prairies pour retraverser le vallon vers l'ouest et finir de descendre vers Saint-Dalmas le Selvage, un charmant petit village avec des maisons en pierre très fleuries. Dans le fond on aperçoit les crêtes de Gialorgues.
Le sentier repart derrière l'église, descend pour traverser le torrent puis remonte par une piste forestière en sous-bois vers le col d'Anelle où l'on arrive vers 11h15. Un fontaine nous permet d'étancher notre soif après cette montée en pleine chaleur.
On suit ensuite une piste qui contourne le massif puis on emprunte un sentier qui descend rapidement vers Saint-Etienne. Au fur et à mesure que l'on descend la chaleur devient de plus en plus étouffante. Le sentier semble ne jamais devoir s'arrêter. Enfin on débouche sur du goudron, en face du collège de Saint-Etienne et il est grand temps de manger.

Le long de la départementale, une superbe terrasse nous tend les bras, quoi de mieux qu'un bon resto pour terminer cette randonnée !!! L'heure des adieux est venu (seulement un au revoir), je laisse Guiliano poursuivre le GR et j'attends le car de 16h30 pour redescendre à Nice dans la chaleur et la pollution. Je crois que je ne vais pas attendre bien longtemps avant de remonter au frais !!!

Bilan de la journée :
    +670 m
    -1400 m
    4h30 de m
arche.
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